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le differend

Le différend

Jean-François Lyotard
Disponib. - Em stock

€13
Mais detalhes
  • Ano
  • 1983
  • Código
  • LT001836
  • Detalhes físicos
  • Nº Páginas
  • 267

Descrição

Avec Le Différend, Lyotard donne ce qu’il appelle “ son livre de philosophie ”, après neuf ans de travail. Livre composé d’une suite de réflexions, ordonnée par numéros, interrompue selon l’opportunité par des notices de lecture de textes philosophiques (de Gorgias à Levinas), découpée en sections (différend, référent et nom, présentation, résultat, obligation, genre et norme, signe d’histoire). Au début, une brève fiche de lecture définit le titre, l’objet, la thèse, la question, le problème, le contexte, le prétexte, le mode, le genre, le style, le lecteur, l’auteur, et l’adresse. À la fin, index des œuvres citées, des noms, des termes, une table des matières. Lecture aisée ; notices plus “ techniques ”. Kant et Wittgenstein particulièrement allégués (et détournés ?) La réflexion part de la polémique relative à l’existence des chambres à gaz (Faurisson, Vidal-Naquet). Elle s’étend lentement à la question du différend en matière de réalité, d’être et de temps, de devoir et de politique. Le différend est un conflit qui ne peut pas être tranché équitablement faute d’une règle de jugement applicable aux deux argumentations en présence. Peu à peu se dégage l’idée des “ phrases ” comme seul objet de la réflexion, des régimes divers (montrer, ordonner, raisonner, connaître, etc.) selon lesquels elles sont formées, et des genres de discours qui déterminent les fins en vue desquelles elles sont enchaînées (savoir, enseigner, être juste, séduire, etc.). Les régimes de phrases entre eux, les genres de discours entre eux sont hétérogènes. Il n’y a pas de langage en général, et pas de sujet qui userait du langage. Le problème est donc : si l’on ne peut éviter les conflits et si l’on ne peut éviter d’enchaîner une phrase sur une autre, – si donc on ne peut ni être pacifiste en matière de phrases, ni être indifférent, comment se guider par rapport à l’événement qui est l’occurrence d’une phrase ? Le contexte de ce livre est le “ tournant langagier ” des philosophies occidentales et le déclin des métaphysiques universalistes (dont le retrait du marxisme et la “ crise de la théorie ” sont des aspects). Il ne s’agit de rien de moins qu’établir une pensée qui soit à la “ hauteur ” de la “ post-modernité ”, celle-ci conçue non pas comme l’abandon du projet moderne, mais comme une autre figuration de l’être et du phraser. Lecteur possible : n’importe qui, s’il n’est pas pressé de conclure ; le livre concerne les philosophes, les historiens, les linguistes, les anthropologues, les politologues, les économistes.

Le différend

le differend €13

Jean-François Lyotard
Disponib. - Em stock

Mais detalhes
  • Ano
  • 1983
  • Código
  • LT001836
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  • Nº Páginas
  • 267
Descrição
Avec Le Différend, Lyotard donne ce qu’il appelle “ son livre de philosophie ”, après neuf ans de travail. Livre composé d’une suite de réflexions, ordonnée par numéros, interrompue selon l’opportunité par des notices de lecture de textes philosophiques (de Gorgias à Levinas), découpée en sections (différend, référent et nom, présentation, résultat, obligation, genre et norme, signe d’histoire). Au début, une brève fiche de lecture définit le titre, l’objet, la thèse, la question, le problème, le contexte, le prétexte, le mode, le genre, le style, le lecteur, l’auteur, et l’adresse. À la fin, index des œuvres citées, des noms, des termes, une table des matières. Lecture aisée ; notices plus “ techniques ”. Kant et Wittgenstein particulièrement allégués (et détournés ?) La réflexion part de la polémique relative à l’existence des chambres à gaz (Faurisson, Vidal-Naquet). Elle s’étend lentement à la question du différend en matière de réalité, d’être et de temps, de devoir et de politique. Le différend est un conflit qui ne peut pas être tranché équitablement faute d’une règle de jugement applicable aux deux argumentations en présence. Peu à peu se dégage l’idée des “ phrases ” comme seul objet de la réflexion, des régimes divers (montrer, ordonner, raisonner, connaître, etc.) selon lesquels elles sont formées, et des genres de discours qui déterminent les fins en vue desquelles elles sont enchaînées (savoir, enseigner, être juste, séduire, etc.). Les régimes de phrases entre eux, les genres de discours entre eux sont hétérogènes. Il n’y a pas de langage en général, et pas de sujet qui userait du langage. Le problème est donc : si l’on ne peut éviter les conflits et si l’on ne peut éviter d’enchaîner une phrase sur une autre, – si donc on ne peut ni être pacifiste en matière de phrases, ni être indifférent, comment se guider par rapport à l’événement qui est l’occurrence d’une phrase ? Le contexte de ce livre est le “ tournant langagier ” des philosophies occidentales et le déclin des métaphysiques universalistes (dont le retrait du marxisme et la “ crise de la théorie ” sont des aspects). Il ne s’agit de rien de moins qu’établir une pensée qui soit à la “ hauteur ” de la “ post-modernité ”, celle-ci conçue non pas comme l’abandon du projet moderne, mais comme une autre figuration de l’être et du phraser. Lecteur possible : n’importe qui, s’il n’est pas pressé de conclure ; le livre concerne les philosophes, les historiens, les linguistes, les anthropologues, les politologues, les économistes.